Autres violences sexistes et sexuelles

Violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire

¼ des insultes à l’encontre des filles sont de nature sexiste contre 1/7 pour les garçons
selon une enquête sur le climat scolaire et la violence dans les collèges publics menée en 2012.

De quoi parle-t-on ?

Les violences verbales et physiques sont renforcées et alimentées par les stéréotypes genrés qui assignent des rôles différents aux personnes de sexe féminin ou masculin dès le plus jeune âge. Cette différenciation précoce des rôles est à l’origine de l’instauration de rapports de domination entre les sexes. Ainsi, les violences sexistes se construisent dès l’école à partir d’une péjoration du féminin.

Le harcèlement en milieu scolaire est caractérisé par la violence et par la répétitivité des propos et des comportements entrainant l’isolement progressif de la victime.

Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation de certaines caractéristiques, telles que :

  • L’apparence physique (poids, taille, couleur ou type de cheveux)
  • Le sexe, l’identité de genre (sexisme, fille jugée trop masculine), orientation sexuelle ou supposée
  • Un handicap (physique, psychique ou mental)
  • Un trouble de la communication qui affecte la parole (bégaiement/bredouillement)
  • L’appartenance à un groupe social ou culturel particulier
  • Des centres d’intérêts différents

Les types de violences :

  • Violences verbales et symboliques diverses (surnom, moqueries, ostracisme, insultes, rumeurs, menaces, menaces avec armes),
  • Violences physiques (bousculades, coups, bagarres collectives, blessures avec armes),
  • Vols et dommages contre les biens,
  • Violences à connotation sexuelle (voyeurisme dans les toilettes et les vestiaires, déshabillage forcé, attouchements à caractère sexuel, baiser forcé).

Les violences strictement sexistes et sexuelles sont très fortement corrélées à tous les autres types de violences exercées.

Le harcèlement revêt des aspects différents en fonction de l’âge et du sexe.

Les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège.

Certaines violences peuvent également être banalisées dans les jeux des élèves (toucher les parties génitales, les fesses, etc), il est dans ce cas du ressort des adultes de poser, dès l’école, les bases d’une interdiction stricte de ce type d’interactions violentes.

Il est important de tenir compte des microviolences (bousculades, surnoms, moqueries, insultes) qui, répétées, peuvent avoir des conséquences très lourdes sur les victimes.

Repérer

Le harcèlement scolaire a été identifié comme l’une des causes principales des comportements suicidaires chez les adolescents.

Lire la souffrance derrière la menace : Parfois les jeunes harcelés réagissent en adoptant des attitudes menaçantes, violentes, de rejet des autres et des adultes, ce qui les enferme davantage.

Agir

En parler à un adulte

Que vous soyez vous-mêmes victime, témoin, parent d’une victime, parlez-en à une personne de l’établissement (direction d’établissement, enseignant, infirmier scolaire, conseiller d’éducation, assistant de service social…).

Vous pouvez aussi en parler à un membre de votre famille, à un camarade, au délégué de classe pour qu’ils en parlent à un adulte de l’établissement.

Sensibiliser aux violences (L’importance d’une prévention précoce et répétée)

Les victimes, se sentant coupables, s’enferment souvent dans la solitude et le silence. Rendre visibles les violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire permet de les aider à dépasser cette peur de parler. Cela permet aussi d’apprendre à reconnaître le sexisme pour pouvoir le refuser.

La présence des adultes

La présence des adultes dans les couloirs et dans la cour de récréation favorise le maintien d’un climat scolaire sûr. Elle est la meilleure manière de faire baisser les actes de violence et de maltraitance entre les élèves.

Sécuriser certains lieux

Les toilettes sont le lieu qui revient de manière prioritaire dans les plaintes des élèves.

D’après une synthèse de Marianne Lenoir (2016), médecin scolaire, 22,6% des élèves du second degré ne vont jamais aux toilettes par peur de la violence – y compris sexuelle.

Ressources

Information et conseils

Des N° verts gratuits, anonymes et confidentiels existent.

  • « NON AU HARCÈLEMENT » : 30 20
    Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 18h (sauf les jours fériés)

Harcèlement sur internet :

  • « NET ÉCOUTE » : 0800 200 000
    Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 19h
    Au-delà de l’écoute et du conseil, Net Ecoute peut vous aider au retrait d’images, de propos blessants, voire de comptes en ligne le cas échéant.
Sensibilisation
  • « Cet autre que moi » – Association je.tu.il… : Programme d’éducation à la responsabilité sexuelle et affective, dans un but de prévention des violences entre les jeunes et des conduites à risque.Partenaires à Bordeaux :
    Association Remue Méninges
    10 Rue Laudinat, 33130 Bègles
    Tel :  05 56 49 53 45
    Mail : asso.remue-meninges@wanadoo.frAssociation Promofemmes
    10 rue Carpenteyre, 33800 Bordeaux
    Tel : 05 56 94 64 07
    Mail : contact@promofemmes.fr
  • « Ces filles-là » par la Compagnie Les Volets Rouges, d’après un texte d’Evan Placey : Lecture dessinée suivie d’un débat (à partir de 14 ans).

« Depuis l’enfance, Scarlett ne s’est jamais intégrée au groupe de filles de l’école. Cette pièce révèle nos silences complices face aux harcèlements en tout genre, à un âge où l’on est tiraillé par le désir de plaire et le besoin de trouver sa place. Et, rappelant l’histoire de la libération des femmes, l’auteur signe une ode au féminisme qui doit encore et toujours se réinventer. »

Contact : Compagnie Les Volets Rouges – Bordeaux

contact@lesvoletsrouges.net

Associations spécialisées

CACIS 

(Centre Accueil Consultation Information Sexualité)

163 avenue Emile Counord, 33300 Bordeaux

Tel : 05 56 39 11 69

Mail : association.cacis@alicepro.fr

 

Planning Familial 33

19 rue Eugène Le Roy, 33000 Bordeaux

Tel : 05 56 44 00 04

Mail : planningfamilial33@gmail.com